Idées reçues et contrevérités

Malgré l’intérêt qui est porté à la finance islamique aujourd’hui il est important d’apporter un certain nombre de contrevérités à des idées reçues. Nous reprendrons ici largement les points de vue du rapport Jouini-Pastré.

En premier lieu, la finance islamique ne peut pas constituer une remise en cause du droit laïque. Si la mise en place de règles extra-financières dans les contrats financiers islamiques est bien réelle, ceux-ci sont néanmoins construits sur la base du droit français et doivent dans tous les cas se conformer à ses règles.

En d’autres termes, la Chari’a ne vient en aucun cas supplanter le droit français.

En second lieu, la finance islamique ne participe pas au financement du terrorisme (Idée reçue partagée par un grand nombre).

En revanche, ne pas développer ce segment de la finance en France conduit les musulmans résident en France à investir à l’étranger dans des produits financiers dont les commanditaires peuvent participer à des activités radicales.

Enfin, la finance islamique est « sérieuse » c'est-à-dire qu’elle constitue un segment à part entière de la finance bien réel et qui fournit une demande sans cesse croissante.